Jean honoré FRAGONARD Biographie et TableauxFragonard Jean-honoré Son œuvre témoigne, outre de la période rococo, du renouvellement de la thématique des fêtes galantes et de l'évolution complexe de la peinture européenne du XVIIIe siècle.
Résidant à l'Académie de France, il se lia d'amitié avec son compatriote, le peintre Hubert Robert et l'abbé de Saint-Non qui devint son protecteur et son principal commanditaire. Dès son retour en France, Fragonard fut accueilli comme un peintre confirmé ; il obtint la reconnaissance de la Cour, des commandes publiques et un atelier au Louvre. Mais son œuvre s'orienta vers une manière moins académique, laissant les grandes machines au profit des tableaux de cabinets. Il abandonna les fastes de la narration historique pour la peinture de scènes galantes d'une grande sensualité où l'attention portée à la composition et l'utilisation rapide de la trace chromatique conquirent une très subtile tension érotique. Il mit en scène la nouvelle aristocratie en ses instants les plus galants, à l'abri des frondaisons, dans les jeux de l'amabilité amoureuse : les Hasards heureux de l'escarpolette (v. 1766, Wallace Collection, Londres) et la Lettre (v. 1769-1770, Metropolitan Museum of Art, New York). La série de panneaux décoratifs qu'il réalisa à la demande de Madame du Barry, maîtresse de Louis XV, pour son pavillon de Louveciennes, demeura l'œuvre majeure de cette époque galante. Intitulé l'Amour réveillé dans le cœur d'une jeune fille, le cycle comprend notamment la Poursuite et l'Amant couronné (tous deux 1771-1773, Frick Collection, New York). Mais bientôt Fragonard, dont la peinture se caractérisait par la fluidité gratuite des lignes, l'insouciante frivolité du pinceau, la voluptueuse gaîté de la thématique, se trouva confronté aux défenseurs d'une esthétique tout autre, celle du néoclassicisme, et aux idées nouvelles de la Révolution française. Elle mit à bas l'aristocratie commanditaire de ses toiles. Bien qu'ami de Jacques Louis David, principal représentant de la nouvelle école classique française, Fragonard ne parvint jamais véritablement à se positionner esthétiquement face à l'événement. Il mourut à Paris le 22 août 1806. Crédit
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